vendredi, 2 octobre 2026 · Almaty

Les Français savent bien parler du passé, et personne ne songe qu'il faudrait épargner aux enfants les récits des Première et Seconde Guerres mondiales

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Les Français savent bien parler du passé, et personne ne songe qu'il faudrait épargner aux enfants les récits des Première et Seconde Guerres mondiales

Les Français savent bien parler du passé, et personne ne songe qu'il faudrait épargner aux enfants les récits des Première et Seconde Guerres mondiales. Voici, par exemple, deux volumes de la collection « Mes petits documents » consacrés à la guerre. Soit dit en passant, ces livres s'adressent à des enfants de 3 à 6 ans. Les sujets difficiles n'y sont pas esquivés : on s'efforce de les exposer avec les mots justes. Je sais bien que la France est un pays à part, et que les autres sont loin de l'égaler à bien des égards en matière d'instruction publique ; naguère encore, sur France 2, on a diffusé entre deux dessins animés un reportage historique sur l'extermination des Juifs. Mais ces livres initient les tout-petits à la version commune de l'histoire de façon accessible, en relatant de manière complète et assez exacte les faits et les principales étapes du conflit. Le passé, parfois pesant et tragique, se présente aux enfants comme une partie ordinaire, multiple et inaliénable de la réalité. Et oui, sur la couverture du livre consacré à la Première Guerre mondiale, des soldats souriants en uniforme bleu, qui semblent penser que la guerre sera finie dans quelques semaines

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