lundi, 5 octobre 2026

La likvaka norvégienne, danse près du défunt, pratiquée jusqu'à la fin du XIXe siècle

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​​La danse norvégienne traditionnelle des morts, la likvaka : une troupe de jeunes gens envahissait la maison du défunt et s'y démenait au son d'une musique endiablée, martelant si fort le plancher que le mort, étendu là, sur son lit ou dans son cercueil, sautait en l'air. Parfois, la danse était organisée de telle sorte que les morts eux-mêmes dansaient sur leur couche funèbre, en agitant bras et jambes. La danse durait jusqu'au jour de l'inhumation. Pendant ce temps, les invités, pour la plupart des jeunes gens, criaient le nom du défunt, vidaient les meilleures cruches d'ale, et il arrivait que le rite de glorification du mort s'accompagne de conduites sexuelles, voire dégénère en orgie. La tradition a subsisté jusqu'à la fin du XIXe siècle, avant que l'Église ne se mette à la condamner sévèrement comme non chrétienne. La danse a été immortalisée par le peintre norvégien Nikolaï Astrup, qui avait lui-même assisté à une likvaka dans son enfance.

Ps : en tapant likvaka dans Google, vous trouverez une foule de photographies épouvantables de défunts en habits funéraires, le visage recouvert de serviettes, couchés dans des cercueils posés au milieu d'une pièce, sur des draps blancs.

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