Premières impressions de la nouvelle exposition du Manège de la Garde à cheval, à Saint-Pétersbourg : « L'Art de la photographie. Du daguerréotype à l'intelligence artificielle »
Premières impressions de la nouvelle exposition du Manège de la Garde à cheval, à Saint-Pétersbourg : « L'Art de la photographie. Du daguerréotype à l'intelligence artificielle ».
L'exposition est très vaste : on peut y flâner avec délices pendant plusieurs heures, elle occupe deux étages du Manège. Elle s'ouvre sur les tout premiers daguerréotypes parvenus en Russie, offerts par Louis Daguerre à l'empereur Nicolas Ier. Suit une colossale rétrospective de la photographie en Russie, depuis les essais les plus anciens : clichés des monuments de l'histoire russe, vues de villes, portraits et types populaires, paysages, hommes illustres, événements historiques marquants, séries rares, courants photographiques peu connus. On y trouve de authentiques chefs-d'œuvre et des pièces uniques, des choses qu'il faut voir de ses propres yeux, et des images qu'il est indispensable de connaître.
L'exposition retrace en détail près de deux siècles d'histoire de la photographie et se présente comme un parcours à travers les étapes clés de son développement artistique et technique : 178 noms, 600 pièces, dont des œuvres de figures emblématiques de la photographie comme Louis Daguerre, William Carrick, Karl Bulla, Alexandre Rodtchenko, El Lissitzky, Boris Smelov, Sergueï Borissov, Vlad Mamychev-Monroe, le collectif AES. Bon nombre des œuvres de ces photographes éminents sont montrées pour la première fois dans un espace muséal.
Le second étage, qui m'a moins retenu, offre une vision singulière de l'état actuel de la photographie dans l'art contemporain : photographie mise en scène, photographie conceptuelle, montage numérique et images générées par des réseaux de neurones.
J'ai surtout apprécié la possibilité de voir la photographie en Russie dans son développement, l'excellent commentaire académique du catalogue, et la multitude de clichés uniques et rares, répartis par genres, écoles et époques.
L'exposition se poursuit jusqu'au 15 octobre : elle mérite sans réserve une visite.








