Le mariage de Georgi Mikhaïlovitch Romanov a provoqué un grand tumulte, et les vagues de mécontentement et d'indignation se propagent encore sur la surface sans vent de notre infosphère
Le mariage de Georgi Mikhaïlovitch Romanov a provoqué un grand tumulte, et les vagues de mécontentement et d'indignation se propagent encore sur la surface sans vent de notre infosphère. On m'a écrit, chose caractéristique, de la part de gens de mon entourage, admis même à me suivre sur Insta, qu'il faudrait nous enfermer tous dans la cathédrale Saint-Isaac et y mettre le feu. De ces indignes messieurs, nous ne parlerons pas ; raisonnons plutôt sur les Romanov eux-mêmes et sur la construction toute spéculative des héritiers de la couronne russe.
Pour Esquire, j'ai réalisé un tour d'horizon des liens dynastiques et de la situation des Romanov d'aujourd'hui. Combien en reste-t-il en ce monde, qui sont-ils, quels sont leurs liens de parenté, comment se positionnent-ils, à quoi prétendent-ils et à quoi pourraient-ils prétendre.
En deux mots : aucun des Romanov contemporains ne peut, dans le strict respect des lois d'avant la révolution, prétendre à quelque place que ce soit dans une hypothétique structure monarchique de la Russie.
Qui plus est, si la Russie devenait soudain un empire se proclamant le continuateur de l'Empire de toutes les Russies, qui exista de 1721 à 1917, les dynastes yougoslaves et britanniques auraient bien plus de droits au trône que n'importe lequel des descendants des empereurs russes portant aujourd'hui le nom de Romanov. Il est, somme toute, cocasse que l'odieuse Meghan Markle ait plus de chances de devenir impératrice de toutes les Russies que Rebecca Bettarini, convertie à l'orthodoxie.