Les onguents hallucinogènes et l'origine de l'image de la sorcière sur son balai
Selon une hypothèse, le balai serait devenu l'un des symboles de la sorcellerie non parce que le folklore l'associait depuis longtemps à certaines déesses, mais en raison de l'usage qu'on en fit aux XIVe et XVe siècles.
C'est à cette époque que commença la production massive de divers onguents stupéfiants à base de plantes telles que la belladone et de champignons vénéneux. On appliquait cet onguent sous les aisselles et sur les parties génitales. Certains témoignages attestent que des femmes se servaient d'un manche de balai enduit de la mixture (ou d'autres bâtons ou tubes) pour introduire le poison hallucinogène dans la région des organes génitaux. D'où l'expression consacrée : oindre son balai d'onguent et partir pour le sabbat. Plusieurs « sorcières » furent prises sur le fait, et ces cas sont consignés dans la littérature. Avec le temps, l'image de la femme à califourchon sur son balai a cessé de renvoyer aux états hallucinatoires, et seule la connotation sorcière est demeurée.
À cette lumière, il est bien sûr intéressant de s'interroger sur les sorciers de sexe masculin qui enfourchent un balai. Harry Potter, par exemple