Le film sur Henri V, l'exécution des prisonniers à Azincourt et un épisode inventé avec Falstaff
Rendons justice au « Henry V » de Laurence Olivier (1944) : il était non seulement plus réaliste et plus spectaculaire, mais aussi intéressant ; à y regarder de près, pourtant, c'était du théâtre, mot pour mot la pièce de Shakespeare, et l'action se dérou.
Il est intéressant de voir comment les auteurs du film évoquent en passant les crimes de guerre d'Henri V, sans s'attarder sur l'exécution massive des prisonniers après la bataille d'Azincourt, chose que les codes de la chevalerie proscrivaient pourtant strictement. En revanche, on braque notre attention sur un épisode inventé, où Henri épargne la vie des otages à la demande de Falstaff. Dans la réalité, il fit exécuter les guerriers capturés de la manière la plus sauvage : on écrasait la tête des hommes, on leur hachait le visage en chair à pâté, on les brûlait vifs, enfermés dans des granges.