Naissance dans la poche amniotique selon les croyances, la littérature et l'histoire
La médecine moderne estime qu'une naissance dans la membrane amniotique, ou poche des eaux, se produit une fois sur quatre-vingt mille, si bien que de tels accouchements constituent d'ordinaire un événement de choix pour les journalistes spécialisés. Autrefois, les enfants nés dans cette bulle aux eaux non rompues passaient pour chanceux et marqués d'un signe mystique. En Orient, on tient volontiers ces circonstances de naissance pour le présage d'un grand avenir. La chance incarnée dans ce cas merveilleux semblait se conserver avec le biomatériau lui-même : les mères gardaient cette enveloppe séchée comme un amulette pour leur enfant. Les croyances européennes prêtaient aux enfants nés coiffés des dons surnaturels, et des caractéristiques analogues apparaissent parfois dans les légendes de vampires. Rappelez-vous seulement le début du roman de David Copperfield : dans son cas, l'amulette, la poche séchée, exerça sa magie en le protégeant de la noyade. Dans les textes de fiction, une telle naissance se rencontre chez Alan Moore, on l'attribue à Hamlet, ou encore à Danny Torrance dans « Shining », lui aussi un enfant né coiffé. Parmi les personnages historiques, Freud, Byron et Napoléon sont venus au monde dans leur membrane amniotique.