Aujourd'hui s'est éteint l'acteur Sergueï Dreïden (Dontsov), que je garde en mémoire pour deux rôles : dans les récents « Petrov a la grippe » de Kirill Serebrennikov et dans le bon vieux « Fenêtre sur Paris » de Iouri Mamine
Sans être, à mon sens, le plus célèbre, « Fenêtre sur Paris » compte parmi les films authentiquement russes qui comptent. D'une grande finesse et très drôle, tragique, absurde et amèrement véridique.
Une vieille dame fluette et comme sortie d'un roman d'autrefois garde dans sa chambre, au sein d'un appartement communautaire sale et bruyant, un secret magique : certains jours, sa fenêtre s'ouvre sur Paris. Des voisins fort peu ragoûtants lui arrachent ce secret et déboulent, dans un tourbillon d'ordures, sur les Champs-Élysées, tout droit sortis d'une cour pétersbourgeoise. Sergueï Dreïden joue le seul homme qui ait su éprouver tout le prodige de ce passage magique de la réalité russe à la réalité européenne.






