Aujourd'hui commence la troisième semaine du Grand Carême, et nous nous souvenons des paroles du patriarche serbe Paul sur le jeûne
Sur la photo : le patriarche Paul (Stojčević) au monastère de Ravanica en 1994.
Le patriarche Paul (1914-2009) est sans doute le hiérarque de l'époque récente que les Serbes aiment le plus. On dit de lui : s'il n'est pas encore glorifié parmi les saints, ce n'est pas son problème, mais le nôtre.
Homme à la vie austère, il dirigeait cette austérité d'abord contre lui-même. Il tenait le jeûne pour obligatoire pour le chrétien et critiquait toute tentative d'en faire quelque chose de facultatif, « le choix de chacun ». Comment un homme peut-il se dire chrétien s'il n'est pas prêt à sacrifier quoi que ce soit pour le Christ ?
Un souvenir m'a paru intéressant : un séminariste s'étant enivré dans une kafana de la ville, le patriarche écrivit à son professeur : vous êtes sans miséricorde envers lui si vous laissez cela sans punition ; sans punition, il ne s'amendera pas et se perdra.
Le jeûne, disait le patriarche Paul, a été prescrit aux hommes dès le paradis, transmis par Moïse, accompli dans sa perfection par le Christ. Ce n'est pas une institution humaine, mais divine.