Compte rendu des symbolistes russes dans l'hebdomadaire britannique The New Age, milieu des années 1910 :
Nous ne sommes jamais tout à fait sûrs que les prosateurs russes écrivent sur la Russie telle qu'elle est ou telle qu'ils voudraient la voir ; en tout cas, la Russie semble être un endroit fort sombre. Chacun y paraît fou ou à deux doigts de l'être ; la moindre fantaisie se change chez eux en manie.
Sologoub serait, paraît-il, un Poe russe, et cette formule pourrait convaincre ceux qui négligeraient le fait que le mot « russe » sépare Sologoub de Poe.
Ici, pas de mystère, mais de la démence ; pas d'horreur, mais de la pathologie, qui ne suscite d'autre désir que celui d'administrer à ces gens une dose de lécithine.
