samedi, 3 octobre 2026

Le post-soviétique, élevé dans un appartement standard dont la porte de fer à trois serrures double une porte de bois capitonnée de dermatine, avec verrou, targette et loqueteau, ne saurait saisir la véritable terreur des films américains, où le pire…

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Le post-soviétique, élevé dans un appartement standard dont la porte de fer à trois serrures double une porte de bois capitonnée de dermatine, avec verrou, targette et loqueteau, ne saurait saisir la véritable terreur des films américains, où le pire…

Le post-soviétique, élevé dans un appartement standard dont la porte de fer à trois serrures double une porte de bois capitonnée de dermatine, avec verrou, targette et loqueteau, ne saurait saisir la véritable terreur des films américains, où ce qu'il y a de plus effrayant (le maniaque assassin sans merci, l'agent des services secrets devenu fou, le tueur à gages de sang-froid et la sorcière de grand-mère féroce) pénètre avec son mal absolu à travers des murs de carton pressé et des portes d'entrée en contreplaqué, que le scélérat défonce d'un coup de poing ou découpe à la scie sauteuse électrique. En revanche, le crédit contracté pour un logement pas tout à fait solide, que l'on rembourse pendant des décennies d'existence assis sur un baril de poudre, ressemble déjà davantage à une peur universelle, qui réunit dans une étreinte amicale et apaisante le Sovietistanais comme l'Américain.

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