samedi, 3 octobre 2026

Venise instaure une taxe de 5 euros pour visiter la vieille ville pendant 29 jours de pointe

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Venise instaure une taxe de 5 euros pour visiter la vieille ville pendant 29 jours de pointe

Visiter Venise deviendra payant 29 jours cette année : certains jours d'avril, de mai, de juin et de juillet, correspondant au pic de fréquentation des événements de la Biennale de Venise.

Le tarif sera de 5 euros par jour. Il pourra être relevé si le seuil de visiteurs de la ville venait à être atteint.

Tous les visiteurs devront s'en acquitter, à l'exception des résidents, des parents de Vénitiens, des habitants de la région, des étudiants des établissements locaux et des salariés de la ville. Des portiques de contrôle feront leur apparition, et le passage se fera au moyen d'un QR code généré par une application dédiée.

La réservation et le paiement de la visite se font sur un site spécialement créé à cet effet.

Le maire de Venise, Luigi Brugnaro, a expliqué que, à la tête de la plus belle ville du monde, il se devait de reconnaître les problèmes de qualité de vie, de courtoisie et de respect des règles apparus ces dernières années. C'est sans conteste un pas vers le confort de tous, du moins pendant ces 29 jours « de tension ». Le chef de l'exécutif vénitien a souligné que personne ne voulait fermer la ville et que la visite aux jours de plus forte affluence restait accessible à tous : il suffit que les intéressés prennent soin de réserver leurs dates et de s'acquitter d'une contribution purement symbolique.

Cinq euros, au regard des prix européens, c'est une formalité : le prix d'un aimant de frigo et d'un chewing-gum, ou d'un sandwich et d'une petite bouteille d'eau. Je doute que cette mesure arrête les hordes innombrables de touristes qui prennent d'assaut la cité antique.

Lors de la conférence de presse, le maire a avancé que Venise était la première ville au monde à essayer cette manière de traiter ses hôtes. Il s'agit pourtant, au fond, d'une taxe de séjour ou de tourisme perfectionnée, qui existe déjà en Italie comme dans bien d'autres pays ou villes, à cette différence qu'elle n'est plus prélevée seulement sur les clients des hôtels, mais sur tout visiteur.

Précisons d'ailleurs que le droit ne sera perçu que pour l'accès à la vieille ville ; les îles et les autres quartiers restent gratuits.

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