À propos des jeunes femmes qui se sont introduites à l'Ermitage pour y tourner une séance commerciale en échappant au droit officiel dû pour ce type d'usage des espaces du musée, il convient de comprendre ce qui suit
Les intérêts commerciaux privés de quiconque n'ont pas à peser dans la même balance que l'ordre régnant dans l'un des plus grands musées du monde. Depuis de longues années, l'Ermitage donne l'exemple à bien des institutions du monde entier quant à la manière de conserver et d'exposer le patrimoine culturel mondial, en construisant avec beaucoup de netteté et d'éthique le dialogue entre les visiteurs et le musée et ses collections.
À mon avis, la conduite de ces jeunes femmes, qui se sont retrouvées sous les projecteurs après une vidéo devenue virale sur Reels, est tout simplement malhonnête : nous voyons tous, en effet, que le tournage commercial pour une marque locale est bel et bien apparu sur les comptes qui leur sont liés, alors même que les visiteuses assuraient à l'agent du service d'accès qu'elles étaient simplement si élégantes et qu'elles n'avaient aucune intention de filmer quoi que ce soit. Voilà, je vous prie, une tromperie et une violation du règlement de visite du musée.
Je cite constamment l'Ermitage en exemple aux autres musées, russes comme étrangers, pour l'ordre qui y règne, le confort des visiteurs, la correction du personnel et bien d'autres qualités, et dans cette affaire aussi, je me range entièrement du côté du musée. La rigueur et la netteté des règles sont le gage de la préservation des collections et de la culture muséale, que les plus grands musées du monde perdent, hélas, à toute allure.