samedi, 3 octobre 2026

La première homélie du pape François en 2022 a été prononcée lors de la messe festive obligatoire de la Solennité de la Sainte Mère de Dieu, qui clôt l'octave de Noël

Partager

Il n'y a pas si longtemps, le 1er janvier n'était pas une fête de la Mère de Dieu. Les orthodoxes le comprendront parfaitement : la Dormition de la Mère de Dieu tombe en août, sa Nativité en septembre, sa Protection en octobre, sa Présentation au Temple en novembre. Alors, que vient faire en janvier cette Solennité de la Mère de Dieu ?

À vrai dire, le 1er janvier, on a toujours célébré la Circoncision du Seigneur, et l'Église orthodoxe continue de la célébrer (le 14, une semaine après Noël). La fête en l'honneur de la Mère de Dieu n'est apparue à cette date qu'en 1974, sous Paul VI, qui avait clos le concile Vatican II, ce qui tient justement à la réforme ayant aboli la messe tridentine.

La Circoncision du Seigneur était devenue fête d'obligation sous Pie V, en 1570, en même temps que le Missel était proclamé livre liturgique de référence. Sommes-nous donc aujourd'hui les témoins de la poursuite du combat que livre le péroniste François Ier contre le réformateur de l'Église Pie V, mort il y a 450 ans ?

Pie V était contre les prêtres carriéristes, contre la domination des prostituées, contre les mœurs homosexuelles du clergé, contre les dépenses insensées de la cour pontificale ; il déclara hérétique Élisabeth Ire, fonda la ligue antiturque et combattit assez victorieusement l'Empire ottoman. Selon vous, lesquelles des forces énumérées président à la remise à zéro de l'héritage du pape Pie V ?

Il y a à peine 10 jours, le pape François a rétabli les restrictions visant le Missel d'avant la réforme. Et voilà que, avec un entêtement tout péroniste, il consolide son résultat en prononçant de retentissants discours programmatiques le jour d'une fête qui est, au fond, nouvelle.

Signaler une erreur de traduction