Un cerf de crottin et de bâtons peut, de nos jours, se révéler l'autel d'une divinité sylvestre, le cœur de l'espace lounge d'un spa ou la vedette d'une exposition d'art
Un cerf de crottin et de bâtons peut, de nos jours, se révéler l'autel d'une divinité sylvestre, le cœur de l'espace lounge d'un spa ou la vedette d'une exposition d'art. Ce beau gosse est l'œuvre de Ho Gui, collectif artistique qui qualifie la fumée de métaphore d'une culture en perpétuelle mutation.
À Ground Solyanka vient de s'ouvrir l'exposition « Apophénie », consacrée à l'homme en proie à l'apophénie. Il s'agit de cette propension à débusquer des liens fantômes, bref, de ce à quoi s'adonne la plupart de vos connaissances lorsqu'elles épient quel rat a liké qui sur Instagram, ou lorsque, à un premier rendez-vous, un garçon vous montre la photo d'un nuage en déclarant que le lièvre cumulus a prédit votre rencontre. D'un côté, chercher dans le crépi frais des toilettes des visages qui vous souffleraient vos prochains pas est une sottise. De l'autre, c'est une étape importante de la création. Alexeï Bevza, Alice Bertrand et Réjane Pétavan, Alisa Gorchenina, Assia Zaslavskaïa, Diana Kapizova, Dacha Kouznetsova, Tabita Reser et Ho Gui, sous le commissariat de Monika Nors et Maïa Nesterenko, ont préparé des œuvres graphiques, de la peinture, des sculptures, des installations et même des vidéos

