Peterson se souvient que Tolstoï a renoncé à lire sur Verechtchaguine après un récit de témoin
Un jour, Lev Nikolaïevitch [Tolstoï] me pria de rechercher tout ce qui avait été écrit sur Verechtchaguine, que Rostoptchine avait livré en 1812 à la populace pour être mis en pièces, comme traître. Je me souviens d'avoir rassemblé quantité de récits de cet événement, tirés de journaux et d'ailleurs, si bien qu'il fallut dresser une table spéciale pour toute cette littérature. Lev Nikolaïevitch tardait à venir, et lorsqu'il parut enfin et que je lui montrai la littérature consacrée à Verechtchaguine, il dit qu'il ne la lirait pas, parce qu'il avait rencontré à l'asile d'aliénés un vieillard, témoin oculaire de l'événement, qui lui avait raconté comment les choses s'étaient passées.
Extrait des souvenirs du publiciste Nikolaï Pavlovitch Peterson, qui s'occupait de la correction d'épreuves de « La Guerre et la Paix »