Urne funéraire étrusque double des années 500 av. J.-C. et place de la femme au banquet
Une des nombreuses urnes funéraires étrusques doubles, années 500 av. J.-C. On admet communément que les époux représentés partagent un repas. Quant à l'épouse, elle peut tendre à son mari un liquide aromatique, parfum ou huile, et tient dans sa main gauche la grenade, symbole d'immortalité.
Hm. Deux êtres sur un lit, les yeux clos de plaisir, le visage figé dans une grimace de béatitude, lui la main tendue, elle inclinant un petit flacon. En effet, ils partagent assurément leur nourriture. Affaire classée.
En réalité, les substances odorantes constituaient un élément important du rite funéraire chez les Étrusques.
On voudrait faire observer que la figure de la femme occupe, dans cette petite sculpture en terre cuite, la même place que celle de l'homme : dans la société étrusque, la femme pouvait prétendre à une position égale à celle de l'homme lors des festivités, fût-ce un banquet dans l'au-delà. Il est peu probable que la sculpture grecque d'une période comparable eût représenté une épouse aussi nonchalamment affalée sur les coussins auprès de son mari : en Grèce, les banquets étaient affaire d'hommes.
