Habituellement, le début de la Semaine sainte était marqué par une messe sur la place Saint-Pierre, mais, pour la deuxième année consécutive, la cérémonie se déroule sous de strictes restrictions liées au coronavirus
Habituellement, le début de la Semaine sainte était marqué par une messe sur la place Saint-Pierre, mais, pour la deuxième année consécutive, la cérémonie se déroule sous de strictes restrictions liées au coronavirus. En Italie, le confinement durera jusqu'au dimanche de Pâques. Lors de l'homélie prononcée aujourd'hui à l'Autel de la Chaire de Pierre, le pape a appelé les chrétiens à s'émerveiller devant le Christ, et non à se contenter de l'admirer. Le pape François demande une fois de plus aux fidèles de réfléchir à la grandeur de la vie, qui ne réside pas dans l'avancement professionnel ni dans l'accumulation des biens, mais dans la conscience d'être aimés et dans la découverte de la beauté de l'amour que l'on porte aux autres. François a en outre recouru, dans son discours, à une vieille figure de rhétorique, rappelant que les mêmes hommes qui criaient « Hosanna » à Jésus entrant à Jérusalem ont crié « Crucifie-le ! » devant son tribunal. « S'émerveiller n'est pas la même chose qu'admirer. L'admiration peut être mondaine, car elle suit ses propres goûts et ses propres attentes… Aujourd'hui encore, il y a des gens qui admirent Jésus pour ses belles paroles et parce que son exemple a changé l'histoire, mais qui ne le laissent pas les changer eux-mêmes, refusant de marcher sur ses traces. » Le pape a expliqué que Jésus avait été élevé haut sur la croix afin de descendre dans l'abîme de nos souffrances. Il a éprouvé nos peines les plus profondes : les échecs, la perte de tout, la trahison d'un ami, jusqu'à l'abandon de Dieu. « Désormais, au pied de la croix, l'erreur n'est plus possible : Dieu s'est manifesté, et il ne règne que par la force désarmante de l'amour. »