Crapaud séché comme amulette contre les crises dans la médecine populaire anglaise
Je ne voudrais pas poser de diagnostic, mais et si le fondateur de Natura Siberica, Andreï Troubnikov, qui porte toujours un crapaud autour du cou, s'était inspiré d'une vieille coutume anglaise consistant à fabriquer une amulette avec un crapaud desséché pour prévenir les crises d'épilepsie ? Il est vrai qu'en Angleterre, on portait la dépouille du crapaud dans un petit sac de soie. Comme, par exemple, ce crapaud du début du XXe siècle, venu du sud du Devon, conservé dans les collections du Science Museum de Londres. La biomédecine, si en vogue au XIXe siècle, recommandait en cas de crises violentes de porter sur soi un crapaud vivant. Et croyez-moi, on le portait. Les amphibiens anoures jouissaient d'ailleurs d'une faveur générale auprès des adeptes de la médecine populaire : on attachait ainsi une grenouille vivante sur une plaie pour hâter la cicatrisation, ou bien on la fourrait dans la bouche des malades atteints de coqueluche.