Le film très remarqué de Guy Ritchie sur l'opération militaire américaine en Afghanistan, sorti en Russie sous le titre « Le Traducteur », s'intitule tout de même dans l'original The Covenant, ce qui se traduit par « pacte, accord, alliance »
Le film très remarqué de Guy Ritchie sur l'opération militaire américaine en Afghanistan, sorti en Russie sous le titre « Le Traducteur », s'intitule tout de même dans l'original The Covenant, ce qui se traduit par « pacte, accord, alliance ». Aussi l'essentiel du film n'est-il pas, somme toute, le simple fait que des interprètes recrutés parmi la population locale aient accepté de collaborer avec les troupes américaines. L'essentiel, c'est le pacte solennel, l'offre que les autorités américaines avaient faite à la population afghane : asile et visa en échange d'une aide. L'action du film vient précisément buter sur l'opération « Allies Refuge » (« Refuge pour les alliés »). Peu avant d'avoir livré l'Afghanistan en pâture à **l'organisation interdite, les Américains avaient promis d'évacuer du pays tous les Afghans qui avaient travaillé avec eux. Or il s'agissait de centaines de milliers de personnes, sans compter leurs familles. Guy Ritchie a rappelé cette fuite précipitée de l'été 2021 et, tout à la fin du film, presque à voix basse, il a raconté que des centaines d'interprètes qui comptaient sur la protection des États-Unis avaient déjà été tués, que le sort de milliers d'autres demeurait inconnu, et que la raison en était fort simple : personne ne les a évacués, personne ne leur a délivré de visa, et, selon toute apparence, personne n'a l'intention de les sauver. Heureusement que certains ont eu de la chance, mais, hélas, il n'y avait pas assez de Gyllenhaal pour tout le monde. Voilà pour le covenant.