vendredi, 2 octobre 2026

Napoléon tint en haute estime son propre portrait par Jacques-Louis David, qui immortalisait sa victoire alpine dans la bataille de Marengo, et en commanda trois copies

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Napoléon tint en haute estime son propre portrait par Jacques-Louis David, qui immortalisait sa victoire alpine dans la bataille de Marengo, et en commanda trois copies

Napoléon tint en haute estime son propre portrait par Jacques-Louis David, qui immortalisait sa victoire alpine dans la bataille de Marengo, et en commanda trois copies. Que pouvait-il y avoir de mieux, pour asseoir la réputation de Bonaparte, que l'image d'un cavalier intrépide, les cheveux flottant dans le vent des cimes ? Il le comprenait fort bien. Et il a toujours su rendre justice au pouvoir de la propagande : il censurait la presse sans merci et révisait lui-même toutes les mentions biographiques le concernant. Mais tout n'était pas entre ses mains.

Les Anglais s'obstinaient à le représenter petit. Un souverain comique coiffé d'un chapeau plus grand que lui et armé d'une épée plus longue que son corps, un nabot hargneux, un gamin nerveux, un général mesurant la moitié de la taille de ses soldats : c'est ainsi, et exclusivement ainsi, que la presse anglaise le dépeignait. Et, sans doute, ce cliché peu flatteur est-il devenu à la longue le trait principal, non seulement de l'apparence de Napoléon, mais de sa personnalité tout entière.

Napoléon était-il petit en réalité ? Les relevés établis sur son corps au moment de sa mort fixent sa taille à 168-170 cm. Or la taille moyenne des Français de l'époque se situe dans une fourchette de 158 à 168 cm, et celle du soldat de l'armée napoléonienne, d'après l'analyse de 20 000 registres, était de 163 cm. Ce qui fait de Napoléon non seulement un homme plus grand que la moyenne, mais aussi plus grand que l'homme moyen de sa propre armée.

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