Enfin, on met la génétique au service de choses sérieuses (non), par exemple pour établir si Richard III fut un bon roi ou un scélérat, et pour éclairer l'origine de la bosse dont l'affublent Thomas More et William Shakespeare : cette scoliose à peine per
Enfin, on met la génétique au service de choses sérieuses (non), par exemple pour établir si Richard III fut un bon roi ou un scélérat, et pour éclairer l'origine de la bosse dont l'affublent Thomas More et William Shakespeare : cette scoliose à peine perceptible était-elle héréditaire ? Par ailleurs, un groupe de généticiens entend reconstituer les traits du visage de Richard III, si peu connu en comparaison des autres rois, découvrir, par exemple, la forme de son nez, et enfin déterminer s'il était plutôt déplaisant ou sympathique. Si la chose est possible, on aimerait aussi en apprendre davantage sur l'abominable caractère d'Henri VIII, si semblable à celui de son grand-père Édouard IV, frère aîné de Richard III. Homme corpulent, séduisant, d'apparence bonhomme et pondérée, Édouard IV a souillé sa biographie d'une violence impitoyable et méthodique. Le génome déjà séquencé de Richard III pourra-t-il dire quelque chose du caractère des autres rois de la dynastie des Plantagenêt et expliquer la fureur insensée qui s'emparait de certains de leurs descendants de la dynastie des Tudor ?