Loro Piana placé sous administration judiciaire : la production clandestine dans des ateliers chinois illégaux, en plein Milan, éventée
On parle depuis longtemps de graves manquements au droit du travail dans l'industrie italienne de la mode, et, de loin en loin, un nouveau scandale vient secouer l'espace fashion. Dior, Valentino, Armani ont déjà été pris la main dans le sac. Il apparaît désormais que Loro Piana, l'une des marques européennes les plus coûteuses, est cousue par des migrants dans des conditions à peine éloignées de l'esclavage : dix-huit heures de labeur par jour, sans possibilité de repos et, croyez-le bien, sans juste rémunération.
Il se trouve donc que ces nippes, disons-le franchement peu seyantes mais follement chères, dans une gamme de beiges dont tout le monde est las, et qui ont en partie engendré la tendance rebattue du « old money », sont en réalité si « old » qu'elles renvoient au régime esclavagiste. Quant aux clients fidèles qui déboursaient des centaines de milliers pour des articles somme toute assez banals, il s'avère qu'ils payaient, en fin de compte, pour de la qualité « made in China ».