Le week-end dernier à Édimbourg, une femme a été arrêtée pour avoir brandi une pancarte : « Au diable l'impérialisme, abolissons la monarchie »
Le week-end dernier à Édimbourg, une femme a été arrêtée pour avoir brandi une pancarte : « Au diable l'impérialisme, abolissons la monarchie ». À Oxford, un homme a été arrêté pour être sorti de l'église pendant la proclamation du roi Charles III en criant : « Qui l'a élu ? » La police a déclaré qu'il s'agissait d'un trouble potentiel à l'ordre public. Et tandis que The Guardian s'interroge sur le sort du républicanisme britannique, hier encore position parfaitement acceptable et aujourd'hui motif de garde à vue, on peut se rappeler l'actuelle Première ministre britannique Liz Truss, qui, dans les années 1990, était libérale-démocrate et s'indignait à grands cris qu'un chef d'État puisse être désigné pour la seule raison qu'il est né dans une certaine famille. Et si l'on n'a pas envie de se demander comment, au XXIe siècle, l'un des pays les plus avancés du monde peut être gouverné par un homme sur un trône d'or, coiffé d'une couronne valant 20 millions de livres, on peut toujours imaginer ce qui arriverait en Russie pour une pancarte Not My King, ou plutôt s'en souvenir. Nous ne sommes pas si différents, au fond, n'est-ce pas ?