mercredi, 7 octobre 2026

Au mariage de la princesse Victoria et du prince Ernest est arrivée une délégation russe de grande représentation, conduite par le tsarévitch Nicolas, avec ses oncles Paul, Serge et Vladimir et leurs grandes-duchesses, le confesseur de la famille impérial

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Au mariage de la princesse Victoria et du prince Ernest est arrivée une délégation russe de grande représentation, conduite par le tsarévitch Nicolas, avec ses oncles Paul, Serge et Vladimir et leurs grandes-duchesses, le confesseur de la famille impériale, le père Jean, et même la maîtresse de russe de la maison. Pourquoi tant de monde ? La plupart des invités n'attendaient pas le mariage lui-même, dont tout était déjà réglé et qui n'offrait plus aucun intérêt, mais les fiançailles de l'héritier russe avec Alix de Hesse, sœur du marié.

La question de leur union restait ouverte : Alexandre III, certes, s'était adouci en attendant sa fin, mais un autre obstacle s'était présenté : la princesse refusait d'embrasser l'orthodoxie, condition indispensable pour s'unir à un rejeton impérial. Mais les exhortations de la parenté et les assiduités ardentes de Nicolas Alexandrovitch ne furent pas vaines. En fin de compte, comme vous l'imaginez, Alix céda. Un an plus tard, elle serait l'épouse de l'héritier du trône de Russie.

Le plus savoureux de cette histoire, à mon sens, n'est pas même la part que la reine Victoria prit elle-même à la négociation. C'est la note du journal de Nicolas en date du 8 avril, jour du consentement de la fiancée : « Aussitôt allé avec Aliks chez la reine, puis chez tante Marie, où toute la famille, dans sa joie, se léchait »

TOUTE LA FAMILLE, DANS SA JOIE, SE LÉCHAIT

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