Sur les clichés de Cecil Beaton, Stephen Tennant, peut-être l'un des hommes les plus élégants du XXe siècle, ou du moins l'un des esthètes les plus célèbres du siècle passé
Sur les clichés de Cecil Beaton, Stephen Tennant, peut-être l'un des hommes les plus élégants du XXe siècle, ou du moins l'un des esthètes les plus célèbres du siècle passé. Mais il ne dut pas sa gloire à sa naissance (il appartenait pourtant à la classe privilégiée), ni à sa profession (personne ne saurait dire au juste de quoi il s'occupait), ni à ses réalisations (il ne tint jamais aucun rôle bien défini), mais avant tout à sa manière de se montrer.
Ayant traversé toute une époque, de 1906 à 1987, Tennant est resté dans les mémoires comme un phénomène éclatant du monde du beau. Entouré de célébrités dès sa prime jeunesse, il parvint à ne pas quitter son domaine pendant vingt ans, passant simplement le temps allongé dans son lit. Je ne désignerai personne du doigt, mais cet homme me rappelle quelqu'un.
