Sur le site du diocèse de Riazan, j'ai lu que des bénévoles, avec des historiens locaux et des habitants, avaient retrouvé dans le village de Simeon un bas-relief du Sauveur provenant de l'une des plus anciennes églises du gouvernement de Riazan
L'église de la grande martyre sainte Paraskevi Piatnitsa, dans le village de Tolpino, district de Riajsk, fut détruite en 1933. Et détruite illégalement, sur ordre du comité exécutif local du district et du président du soviet villageois, en dépit de l'interdiction expresse de démolir cette église, reconnue comme présentant un intérêt historique particulier. Le comité exécutif du district de Korablino fit raser un édifice orné d'admirables sculptures sur pierre d'une grande qualité artistique, datant vraisemblablement des XIIIe-XIVe siècles, afin d'en tirer, avec la brique et la pierre de ses murs, une écurie et un garage pour le kolkhoze, en cédant 25 % des matériaux aux villageois en paiement de leur peine pour le transport.
Des pans des murs de l'église, dont des dalles représentant le Seigneur, la Mère de Dieu et des saints, furent parfois scellés, visages tournés vers l'extérieur, dans les fondations et les murs de l'écurie et du kolkhoze. L'écurie fut démontée en 2007, et l'on éleva une chapelle avec ses briques et ses blocs de pierre ; le garage fut abattu en 2022, et dans ses fondations on découvrit de nombreux fragments de sculpture sur pierre ainsi que des images du prophète Jean le Précurseur, de deux archanges et de Jésus-Christ.
Peu avant la démolition de l'église, on en avait dressé un examen détaillé, consigné dans un procès-verbal qui relevait les hautes qualités artistiques de son décor et de ses détails architecturaux. Malgré une toiture, des planchers et des ouvertures de fenêtres et de portes endommagés, l'église se trouvait alors dans un état satisfaisant et n'exigeait qu'une réparation sans difficulté, dont le coût total était estimé à 10 000 roubles. Mais en dépit des conclusions qui appelaient à restaurer et à préserver l'un des plus anciens monuments de la région, le sort de l'église fut réglé au plus bas échelon administratif, par les fonctionnaires illettrés du soviet villageois et du comité exécutif du district, soucieux d'économiser sur la brique.






