vendredi, 2 octobre 2026 · Almaty

Lors d'un dîner au musée en l'honneur du 190e anniversaire de Léon Tolstoï, j'ai appris que parmi les décrets de mai 2012 figurait une disposition selon laquelle les expositions de copies ne sont pas comptabilisées dans la commande d'État, ce qui signifie

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Lors d'un dîner au musée en l'honneur du 190e anniversaire de Léon Tolstoï, j'ai appris que parmi les décrets de mai 2012 figurait une disposition selon laquelle les expositions de copies ne sont pas comptabilisées dans la commande d'État, ce qui signifie que le musée ne pourra pas s'en prévaloir pour rendre compte de l'exécution de son plan. Cette innovation se voulait un geste envers les régions, où l'on était censé, d'un coup de baguette présidentielle, se mettre à acheminer les originaux d'objets d'histoire et d'art, et non de ternes copies, comme c'est le cas dans la réalité. Mais vous comprenez vous-mêmes ce que cela coûte : la seule assurance des pièces authentiques revient à une fortune, sans parler du transport, de la conservation et de la présentation. Tous les musées sont loin d'en avoir les moyens. Pour qu'une exposition entre dans la commande d'État, elle doit comporter au minimum 25 % de pièces authentiques. Mais, à en croire les initiés du monde muséal, c'est déjà bien s'il y en a ne serait-ce qu'une. Ainsi va le monde

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