Le « Concert de société » d'Eckhout sous les mouches, le « David et Abigaïl » de van Diepenbeeck gondolé, le trou dans la toile de Bialynitski-Birouliа et autres tristes faits sur la collection du sanatorium moscovite « Ouzkoïe », dans la forêt de Bitsa,
Le « Concert de société » d'Eckhout sous les mouches, le « David et Abigaïl » de van Diepenbeeck gondolé, le trou dans la toile de Bialynitski-Birouliа et autres tristes faits sur la collection du sanatorium moscovite « Ouzkoïe », dans la forêt de Bitsa, sont décrits dans un article mordant de la Komsomolskaïa Pravda, qui se fixe on ne sait trop pourquoi sur les origines des employés de la direction culturelle, plutôt que sur le statut de la maison de maître, reconnue monument fédéral, et sur les objets rares qu'elle abrite, du mobilier en bouleau de Carélie aux tableaux de la collection de Potsdam et du fonds de l'académicien Morozov. Ouzkoïe est l'un des rares lieux de la capitale ouverts au public, fût-ce contre paiement, où l'on peut littéralement toucher des œuvres d'art de ce niveau (toucher des pièces de musée n'a rien de bon, certes), seulement, tant que le domaine n'aura pas été muséifié, il est difficile de parler d'une attitude muséale. Tout se heurte à la question de la propriété : le sanatorium appartient à l'Académie des sciences de Russie, mais je pense qu'il est possible, et même nécessaire, de trouver un moyen de transformer cette bicoque de guingois, où l'eau s'infiltre de toutes parts, en un véritable musée.

