dimanche, 4 octobre 2026

Le mythe d'Oreste et des Érinyes, reflet du recul de la vengeance du sang et de l'essor de l'État

Le mythe d'Oreste, d'Électre et de Clytemnestre est lu comme une illustration de l'affaiblissement de la coutume de la vendetta. Celle-ci relevait des déesses Érinyes, qui rattrapaient immanquablement quiconque avait tué un parent par le sang. C'est pourquoi les déesses de la vengeance, par exemple, ne poursuivirent pas Clytemnestre, qui n'avait tué que son mari, et s'abattirent sur Oreste, qui avait ôté la vie à sa mère. Oreste fut sauvé parce qu'il avait imploré l'aide d'Apollon et d'Athéna, lisez : de l'État, qui, en la personne de l'Aréopage, s'arroge un monopole toujours plus étendu sur le droit de donner la mort et d'accorder le droit de vivre, à rebours des lois archaïques.

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