Le métro Dobrynskaïa (naguère Serpoukhovskaïa) s'orne de 16 bas-reliefs raffinés d'Elena Janson-Manizer, épouse de l'auteur des sculptures de bronze de la station Place de la Révolution
Les bas-reliefs de marbre représentent pour l'essentiel des travailleurs agricoles, ce qui doit vraisemblablement renvoyer à l'activité agricole principale de chaque république soviétique. Pourquoi 16 républiques ? Les républiques fédérées, RSFSR comprise, étaient au nombre de 15 depuis 1956 ; en 1950, lorsque la station fut ouverte, il existait encore la République socialiste soviétique carélo-finnoise, devenue par la suite une RSSA. Selon toute vraisemblance, cette république est représentée par le garde-frontière avec son chien parmi des branches d'épicéa.
Le décor de la station a été critiqué : d'une part, pour avoir placé l'accent uniquement sur l'agriculture ; d'autre part, pour n'y montrer que le travail solitaire et pour l'absence, sur les bas-reliefs, des moyens de production modernes, tracteurs, machines de récolte et autres engins.
Pour ma part, je trouve la station très belle : l'esprit multinational, proprement soviétique, n'y paraît ni de commande ni vulgaire, et les figures elles-mêmes sont gracieuses, dépourvues de tout vernis de propagande.






