Le conclave attendu le 7 mai se déroulera à bien des égards de manière inédite, et cela grâce aux décisions du pape François
Durant son pontificat, François s'est abstenu autant que possible de nommer cardinaux les titulaires des archidiocèses traditionnels, anciens, leur préférant des territoires ecclésiastiques dont beaucoup n'avaient jamais eu de cardinal auparavant.
108 des 133 cardinaux qui prendront part au conclave ont été nommés par le pape François et participeront donc, pour la première fois, à l'élection d'un pontife.
Comme le cardinalat est un titre, et non une charge qui s'attribuerait automatiquement avec la dignité épiscopale ou archiépiscopale, bien des diocèses catholiques n'ont pas de cardinal tant que le pape n'estime pas l'importance du diocèse ou les mérites de tel ecclésiastique suffisants pour lui coiffer la barrette rouge.
Le nombre de cardinaux est très inférieur à celui de tous les diocèses du monde catholique. On compte aujourd'hui dans le monde environ 3 500 diocèses et archidiocèses catholiques, et seulement 252 cardinaux.
52 cardinaux européens prendront part au conclave, dont 17 Italiens, y compris les cardinaux de la Curie, c'est-à-dire ceux qui travaillent et résident au Vatican. Au conclave de 2013, il y avait 28 cardinaux d'origine italienne.
Par rapport au conclave de 2013, les cardinaux asiatiques sont deux fois plus nombreux, ils sont désormais 20, et les cardinaux africains un tiers de plus, ils sont désormais 18.
Voici donc ceux qui viendront au conclave : 10 cardinaux électeurs des États-Unis (ils étaient 11 les deux fois précédentes), 4 du Canada, 2 du Mexique. 5 de France, 4 du Portugal, 4 d'Espagne, 4 de Pologne, 3 du Royaume-Uni, 3 d'Allemagne, 2 de Suisse, 1 de Hongrie, 1 de Serbie, 1 de Belgique, 1 du Luxembourg, 1 des Pays-Bas, 1 de Bosnie, 1 de Croatie, 1 de Lituanie, 1 de Malte, 1 de Suède. 7 du Brésil, 4 d'Argentine, 1 de Cuba, 1 du Guatemala, 1 du Nicaragua, 1 d'Haïti. 1 d'Équateur, 1 du Chili, 1 de Colombie, 1 du Paraguay, 1 d'Uruguay, 1 du Pérou. 18 d'Afrique. D'Asie : 4 d'Inde, 3 des Philippines, 2 du Japon, 1 d'Indonésie, 1 du Pakistan, 1 de Chine, 1 du Myanmar, 1 du Timor oriental, 1 de Thaïlande, 1 de Corée du Sud, 1 de Malaisie, 1 de Mongolie, 1 de Singapour, 1 du Sri Lanka. 4 d'Océanie. Et aussi 1 de Terre sainte, 1 d'Iran, 1 d'Irak.
Pour la première fois, la Serbie, la Suède, le Luxembourg, le Myanmar, la Malaisie, la Mongolie, Haïti, le Salvador, le Soudan du Sud, l'Iran, le Cap-Vert, les Tonga, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Timor oriental, le Ghana, le Bangladesh, le Rwanda, Singapour et la République centrafricaine ont un cardinal électeur.
Seront également représentées au conclave les Églises catholiques orientales « sui iuris », c'est-à-dire les Églises dotées de leurs propres lois canoniques et traditions liturgiques : l'Église gréco-catholique ukrainienne, l'Église syro-malabare, l'Église syro-malankare, la métropole éthiopienne et l'Église chaldéenne.
Voyons ce qu'ils vont bien pouvoir élire.