Le prince Andreï à la commission de Speranski et les codes de Napoléon, Justinien et Hammourabi
La Commission des lois existe depuis cent cinquante ans, coûte des millions et n'a rien fait.
Vous vous souvenez du moment où le prince André ne voulait pas entrer à la commission chargée de rédiger les lois, alléguant qu'il y fallait une formation juridique dont il était dépourvu ? Et Speranski, qui le prenait en affection, de lui répondre : « Mais personne n'en a, alors que voulez-vous ? C'est un cercle vicieux dont il faut sortir par un effort de volonté. »
Une semaine plus tard, le prince André était membre de la commission chargée de rédiger le règlement militaire et, ce qu'il n'attendait nullement, chef de section de la commission de rédaction des lois.
Deux cents ans ont passé, et l'on a le sentiment qu'à la commission de rédaction des lois, personne n'a toujours pas de formation juridique. Mais à la différence du prince André qui, en travaillant à la section du Droit des personnes dans la première partie du code civil, s'était tout de même appuyé sur le très avancé Code Napoléon, et aussi, il est vrai, sur le Code de Justinien de 529, esclavagiste par essence, de nos jours on recourt de plus en plus au code de Hammourabi, vieux de 2000 ans avant notre ère, et à quelque chose comme les plus cruels des préceptes de l'Ancien Testament.
Voilà pour tous les droits des personnes.