Quand je vois les œuvres du peintre naturaliste britannique Charles Tunnicliffe (1901-1979), qui vécut la plus grande partie de sa vie sur l'île d'Anglesey en bonne intelligence avec le monde alentour et peignit des scènes de la vie des oiseaux et des bêt
Quand je vois les œuvres du peintre naturaliste britannique Charles Tunnicliffe (1901-1979), qui vécut la plus grande partie de sa vie sur l'île d'Anglesey en bonne intelligence avec le monde alentour et peignit des scènes de la vie des oiseaux et des bêtes, je pense immanquablement au film d'animation soviétique de 1954 « Gorge-Orange » (« Oranjevoïé gorlychko »), tiré du récit de Vitali Bianki sur de polies perdrix qui se souhaitent le bonjour, sont amies avec l'alouette, surveillent les changements de la nature alentour, tirent leurs semblables d'affaire, ironisent et philosophent : « Mes enfants, avec de l'instruction, une jeune perdrix ne se perdra jamais ! » Je conseille de regarder ce chef-d'œuvre de Soyuzmultfilm dans son ancien doublage, où les oiseaux parlent avec les voix de grands acteurs soviétiques, Maria Babanova, Gueorgui Vitsine, Irina Gocheva et Valentina Telegina. Quant au redoublage de 2001, malgré la participation de Konkine, on ne le tient pas pour aussi remarquable



