Nikolaï Karamzine sur les opinions fausses des chroniques et la mémoire des morts
La cendre froide des morts n'a d'autre défenseur que notre conscience : tout se tait autour de l'antique tombeau ! Son profond silence n'est rompu que par les bénédictions ou les malédictions de ceux qui passent et lisent l'inscription funéraire. Et si nous calomniions cette cendre ; si nous tourmentons injustement la mémoire d'un homme, en croyant des opinions fausses, admises dans la chronique par sottise ou par inimitié ?
Nikolaï Mikhaïlovitch Karamzine