Connu pour son euroscepticisme et ses positions anti-migrants, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a remis au pape François une copie de la lettre que le roi de Hongrie Béla IV adressa au pape Innocent IV en 1243, et dans laquelle le roi informe le
On sait que Béla IV avertit plus d'une fois les pontifes de la menace mongole ; il écrivit aussi à Grégoire IX pour implorer son secours, mais ces requêtes restèrent sans réponse. Aucun des États européens ne répondit davantage à l'appel à défendre la Hongrie : le pays tout entier fut finalement ravagé et inondé de sang, et pas seulement la Hongrie, mais aussi la Croatie et des terres situées bien plus à l'ouest : les armées des envahisseurs parvinrent presque jusqu'à Vienne.
En réponse au plaidoyer d'Orbán pour une Hongrie chrétienne, libérée des migrants, François l'a invité à se tourner vers « l'Évangile libérateur et la miséricorde infinie de Dieu envers tous », observant, à peu près, que « la croix plantée en terre prend racine et demande que l'on ouvre les bras à tous ceux qui ont soif ».