vendredi, 2 octobre 2026 · Almaty

L'intelligentsia révolutionnaire et les prolétaires conscients, qui, selon toute vraisemblance, se seraient très probablement munis d'armes, ne pouvaient que se détourner du mouvement de Zoubatov, ne pouvaient que s'en tenir à l'écart

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L'intelligentsia révolutionnaire et les prolétaires conscients, qui, selon toute vraisemblance, se seraient très probablement munis d'armes, ne pouvaient que se détourner du mouvement de Zoubatov, ne pouvaient que s'en tenir à l'écart. Le gouvernement avait ainsi les mains particulièrement libres et jouait une partie gagnée d'avance : ILS IRONT, DIT-ON, À LA MANIFESTATION, LES OUVRIERS LES PLUS PACIFIQUES, LES MOINS ORGANISÉS, LES PLUS GRIS ; IL N'EN COÛTE RIEN À NOTRE ARMÉE DE VENIR À BOUT D'EUX, et la leçon donnée au prolétariat sera bonne ; LE PRÉTEXTE POUR FUSILLER DANS LA RUE tout un chacun SERA MAGNIFIQUE ; la victoire du parti réactionnaire (ou grand-ducal) à la cour sur les libéraux sera complète ; LA RÉPRESSION SERA DES PLUS FÉROCES.

Ces lignes sont tirées, entre autres, des notes de Lénine « Journées révolutionnaires » parues dans le journal « Vpered » [« En avant »] le 31 janvier 1905.

Alors, vous ne reconnaissez rien ?

En somme, Lénine écrit que le gouvernement ne cherche qu'un prétexte pour faire tirer dans les rues ; il en ressort que le Dimanche sanglant lui-même n'a rien de fortuit, mais qu'il fut un spectacle planifié. La répression de la manifestation devait montrer que tout pas contre le cap fixé par les autorités entraînerait les conséquences les plus monstrueuses, même pour des manifestants pacifiques.

Avec mes salutations communistes, votre Moqueur

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