samedi, 3 octobre 2026

Portrait de groupe des aviatrices héroïnes du 46e régiment d'aviation de bombardement nocturne de la Garde, dit de Taman, décoré de l'ordre du Drapeau rouge et de l'ordre de Souvorov, peintre : Sergueï Botcharov, 1985

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​​Portrait de groupe des aviatrices héroïnes du 46e régiment d'aviation de bombardement nocturne de la Garde, dit de Taman, décoré de l'ordre du Drapeau rouge et de l'ordre de Souvorov, peintre : Sergueï Botcharov, 1985. Le tableau a été acquis par la Maison centrale de l'aviation et de la cosmonautique de la DOSAAF, où il est exposé de nos jours.

Le portrait représente les légendaires Sorcières de la nuit, aviatrices soviétiques qui effectuèrent 23 672 sorties de combat au Caucase, au Kouban, en Crimée, en Biélorussie, en Pologne et en Allemagne. Ces jeunes femmes larguèrent sur l'ennemi 3 000 tonnes de bombes et 26 000 projectiles incendiaires, détruisirent ou endommagèrent 17 passages de fleuve, 9 trains, 2 gares, 26 dépôts, 12 citernes de carburant, 176 véhicules, 86 points de tir et 11 projecteurs. C'est le régiment le plus héroïque de l'histoire de la Grande Guerre patriotique : à elles toutes, les Sorcières de la nuit comptent 23 étoiles de Héros de l'Union soviétique, 2 étoiles de Héros de Russie et 1 étoile de Héros du Kazakhstan.

Chaque année, le 2 mai et le 8 novembre, les anciennes compagnes d'armes se retrouvaient dans le square du Bolchoï, à Moscou ; leurs enfants et leurs amis ont d'ailleurs donné à leur club le nom de « 2 mai ». En 2017 s'est éteinte la dernière des Sorcières de la nuit, Evdokia Borissovna Pasko, née en 1919. La mémoire de ces femmes est conservée dans de nombreux souvenirs, livres, publications et films. Parmi les survivantes du célèbre régiment, j'ai trouvé la technicienne-mécanicienne d'aviation Alexandra Grigorievna Osmantseva, née en 1921.

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