Le projet grec de Catherine la Grande : un plan pour écraser l'Empire ottoman
Des éclats des possessions ottomanes, Catherine comptait façonner un nouvel État byzantin pour son petit-fils Constantin, appelé à régner à Constantinople. Sur la carte, ces terres sont marquées en rouge. On tient généralement que Catherine croyait à la prophétie orthodoxe sur Constantin, premier et dernier empereur de l'Empire romain d'Orient, et sur un autre Constantin, à qui il serait donné de le ressusciter. C'est pourquoi l'impératrice prénomma Constantin son petit-fils.
La Moldavie, la Valachie et la Bessarabie, marquées en bleu, formaient le royaume de Dacie, qui devait passer sous l'autorité de Grigori Potemkine. Catherine justifiait la création de la Dacie par « ...le rétablissement de l'antique monarchie grecque sur les ruines du gouvernement barbare tombé, qui règne à présent en ces lieux ».
Le jaune indique les compensations destinées à l'Empire des Habsbourg : ces terres devaient revenir au Saint-Empire romain germanique.
Les territoires surlignés au néon étaient réservés à la République de Venise.
Naturellement, la France, alliée séculaire des Turcs, et l'Angleterre, adversaire séculaire de la Russie, ne pouvaient laisser faire une chose pareille.