L'art étrusque : énigmatique et envoûtant
Nous avons ici affaire à un monument décrit dans les livres : une urne funéraire du début du IVe siècle avant notre ère, ornée de l'image de l'esprit du défunt et de celle d'un esprit gardien.
Comme vous le voyez, l'état actuel du groupe sculpté diffère sensiblement du dessin publié dans un ouvrage sur l'art étrusque de 1889 : le sarcophage a perdu les éléments ajoutés au XIXe siècle, par exemple les figures latérales de servantes dénudées et de vierges ailées.
Une très grande part des objets étrusques provient de pilleurs de tombes qui, depuis plusieurs siècles déjà, font profession d'ouvrir les sépultures. Les marchands d'artefacts ont coutume de briser les sculptures particulièrement précieuses pour les vendre, par exemple, en plusieurs morceaux et accroître ainsi leur revenu, ou bien de restaurer en amateurs les trouvailles afin de leur donner un aspect plus recherché, en y ajoutant notamment des détails vus sur d'autres monuments.
