vendredi, 2 octobre 2026 · Almaty

Si l'on se promène dans n'importe quelle ruelle du centre de Rome, on y croisera à coup sûr un fragment de ruine antique, un pan d'édifice médiéval, un palazzo de la Renaissance et un monument de l'architecture baroque, sans parler des imitations tardives

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Si l'on se promène dans n'importe quelle ruelle du centre de Rome, on y croisera à coup sûr un fragment de ruine antique, un pan d'édifice médiéval, un palazzo de la Renaissance et un monument de l'architecture baroque, sans parler des imitations tardives

L'une des perles baroques de Rome se cache derrière la façade du palais Barberini, demeure de l'une des familles italiennes les plus influentes, dynastie princière qui s'est illustrée aussi bien dans l'histoire de l'Église papale que dans l'histoire de l'Italie, dans celle de l'art et de l'architecture.

L'escalier hélicoïdal ovale se trouve dans l'aile droite, derrière une porte des plus ordinaires, et conduit aux appartements du cardinal Francesco Barberini, aux étages supérieurs du palais. L'auteur du projet, réalisé dans les années 1630, est réputé être l'éminent architecte Francesco Borromini, et l'importance de ce fait croît considérablement si l'on songe que l'autre auteur du projet du palais fut le rival juré de Borromini, Gian Lorenzo Bernini.

Il faut dire qu'on gravit un escalier ovale bien plus aisément qu'un escalier circulaire. Il est vrai que les dimensions y sont pour beaucoup : sur un axe, l'escalier mesure plus de 9 mètres, sur l'autre, environ 8. Les volées sont bordées d'une simple balustrade pleine, avec 12 paires de colonnes doriques par révolution. En y regardant de près, on distingue sur les chapiteaux des abeilles, le symbole le plus reconnaissable de la famille Barberini. L'escalier est admirablement éclairé par un plafond ovale à lanterneau et par les fenêtres de la façade.

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