Léon XIII dans l'encyclique Rerum Novarum sur la haine de classe et le travail
L'encyclique Rerum Novarum, lettre ouverte du pape Léon XIII sur les rapports entre le gouvernement, le patronat, les ouvriers et l'Église.
Le message fut rendu public moins de 50 ans après que Marx et Engels eurent publié, en 1848, le « Manifeste du Parti communiste », qui proclame et justifie les buts, les tâches et les méthodes de lutte des organisations et partis communistes naissants.
Léon XIII écrit que l'idée de l'inéluctabilité de la haine de classe, exposée par Marx et Engels, est « si irrationnelle et si fausse que l'affirmation exactement contraire est la vérité ».
« De même que, dans le corps humain, les divers membres s'harmonisent entre eux et forment cet état d'équilibre qu'on nomme la proportion, ainsi, dans l'État, la nature veut que les deux classes qui le composent vivent en concorde et en accord, afin que l'État soit stable et en équilibre. »
« Mais que les riches propriétaires et tous les employeurs s'en souviennent : opprimer les pauvres et les déshérités pour en tirer profit, s'enrichir de la détresse d'autrui, est chose interdite par les lois divines et humaines. Priver l'ouvrier d'une part du salaire qui lui revient est un grand crime, qui crie vengeance vers le Ciel. "Voici que le salaire que vous avez retenu aux ouvriers qui ont moissonné vos champs crie, et les clameurs des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur des armées" (Épître de Jacques, 5:4). »
Rerum Novarum a posé les fondements de la doctrine sociale catholique du travail. Depuis, d'autres papes se sont appuyés sur l'enseignement exposé dans l'encyclique, notamment l'encyclique Quadragesimo Anno de Pie XI, en 1931, pour le 40e anniversaire du texte de Léon, et l'encyclique Laborem Exercens de Jean-Paul II, en 1981, pour son 90e anniversaire.
