Le 10 mars 1933, dans vingt et une grandes villes d'Allemagne, eut lieu l'autodafé spectaculaire de livres d'« esprit non allemand »
Le 10 mars 1933, dans vingt et une grandes villes d'Allemagne, eut lieu l'autodafé spectaculaire de livres d'« esprit non allemand ». Dès le mois de mars, des thèses furent diffusées dans les universités, appelant à « purifier » la culture et la langue et à exalter le nationalisme allemand. Les étudiants étaient invités à participer à l'établissement de listes de littérature nuisible, où figuraient en premier lieu les auteurs juifs, ainsi que les dissidents, les opposants au régime, les critiques de l'idéologie national-socialiste et tous les autres écrivains mal vus du pouvoir. Les militants devaient retrouver, chez eux, chez leurs connaissances et dans les bibliothèques publiques, les livres figurant sur la liste, lesquels étaient finalement livrés aux flammes. La propagande présentait le motif de cette « Action contre l'esprit non allemand » comme une « réponse à la campagne mondiale de calomnies juives contre l'Allemagne », et en faisait un moyen de défendre les valeurs allemandes traditionnelles
