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# Au musée Akhmatova de la Maison de la Fontanka, il existe des recueils de poèmes aux pages collées
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- Published: 2020-10-21T12:46:43.000Z
- Updated: 2026-10-01T09:28:14.000Z
- Author: Alexandr Radayev
- Tags: Archives, Livres, Musées, Société, Personnalités, Saint-Pétersbourg

Au musée Akhmatova de la Maison de la Fontanka, il existe des recueils de poèmes aux pages collées. On rapporte que ces pages ont été collées de sa propre main par Akhmatova. Que cachent-elles ? Les poèmes d'Akhmatova sur Staline. On estime qu'Anna Andreïevna fut contrainte de les écrire pour venir en aide à son fils. Voici les poèmes eux-mêmes :

**21 décembre 1949**

Que le monde garde de ce jour un souvenir éternel,  
Que cette heure soit léguée à l'éternité.  
La légende parle d'un homme sage  
Qui a sauvé chacun de nous d'une mort terrible.

Le pays tout entier exulte dans les rayons de l'aurore d'ambre,  
Et nul obstacle ne s'oppose à la joie la plus pure, -  
Ni l'antique Samarcande, ni Mourmansk au-delà du cercle polaire,  
Ni Léningrad, sauvée deux fois par Staline.

Au nouvel anniversaire du maître et de l'ami  
Ils chantent un hymne de lumineuse gratitude, -  
Que la tempête fasse rage tout autour  
Ou que fleurissent les violettes des montagnes.

Et aux villes de l'Union soviétique font écho  
Les villes de toutes les républiques amies  
Et ces travailleurs que les chaînes étranglent,  
Mais dont la parole est libre et l'âme fière.

Et librement leurs pensées volent vers la capitale de la gloire,  
Vers le haut Kremlin, combattant de la lumière éternelle,  
D'où, à minuit, s'élève un hymne majestueux  
Qui résonne sur le monde entier comme un secours et un salut.  
21.12.1949

*Traduction littérale*

**Volga - Don**

Dans le hurlement redoutable des ouragans de la steppe,  
Fendant la poitrine de la terre,  
Longeant les antiques kourganes scythes,  
La Volga trace sa route vers le Don.  
Si le ciel est enveloppé de brouillard,  
Le rayon du projecteur est clair et droit,  
L'excavatrice, géant vivant,  
Marche à travers les steppes sans bornes.  
Ce qui fut le rêve de Pierre  
Est devenu réalité en notre siècle sage.  
Ici l'homme triplera ses efforts  
Afin de parvenir à tout.  
Et plus solide que l'acier d'Ijevsk  
(C'est-à-dire plus solide que tout)  
Est la parole que Staline nous a dite, -  
Notre gloire et notre triomphe.  
02.1951

*Traduction littérale*

**\*\*\***

Et le Chef, de ses yeux d'aigle,  
A vu du haut du Kremlin  
Comme la terre transfigurée  
Est somptueusement inondée de rayons.

Et depuis le milieu même du siècle  
Auquel il a donné son nom,  
Il voit le cœur de l'homme  
Devenu limpide comme le cristal.

De ses travaux, de ses actes  
Il voit les fruits mûrs,  
Les masses d'édifices majestueux,  
Les ponts, les usines et les jardins.

Il a insufflé son esprit à cette ville,  
Il a détourné de nous le malheur, -  
Voilà pourquoi est si ferme et si jeune  
L'esprit invincible de Moscou.

Et du peuple reconnaissant  
Le Chef entend la voix :  
« Nous sommes venus  
Dire que là où est Staline, là est la liberté,  
La paix et la grandeur de la terre ! »  
12.1949

*Traduction littérale*

*Un peu plus tard, vers 1962, parut aussi ce poème :*

**Aux défenseurs de Staline**

Ce sont ceux qui criaient : « Relâche-nous  
Barabbas pour la fête », ceux  
Qui ordonnèrent à Socrate de boire le poison  
Dans l'étroitesse sourde d'une prison.

Il faudrait leur verser ce même breuvage  
Dans leur bouche innocemment calomnieuse,  
À ces aimables amateurs de tortures,  
Experts en fabrication d'orphelins.

*Traduction littérale*