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# Des scientifiques annoncent le séquençage complet du génome d'un Égyptien contemporain des premières pyramides, mort il y a 4500 ans
- URL: https://theparnassian.com/fr/uchenye-soobshchili-chto-byl-polnostiu-sekvenirovan-genom-egiptianina-sovremennika-pervykh-piramid-zhivshego-4500-let-nazad/
- Published: 2025-07-04T08:41:53.000Z
- Updated: 2026-10-01T05:51:27.000Z
- Author: Alexandr Radayev
- Tags: Archéologie, Orient, Science

Des scientifiques annoncent le séquençage complet du génome d'un Égyptien contemporain des premières pyramides, mort il y a 4500 ans. On apprend que le code génétique de cet homme d'une soixantaine d'années, dont les ossements furent découverts dans une jarre à 300 km au sud du Caire, se compose à 80 % d'un génome propre aux populations pastorales d'Afrique du Nord, région du Sahara alors encore verdoyant, et à 20 % d'un génome propre aux populations agricoles du bassin mésopotamien. Fait notable, aucune trace de l'ADN des Africains à la peau noire, qui n'apparaîtra chez les Égyptiens que des millénaires plus tard.

Les premières tentatives de lecture de l'ADN de l'Égypte ancienne remontent à plus de 40 ans, et depuis lors les chercheurs n'ont cessé de perfectionner leurs efforts. Parmi les principaux spécialistes de la question, une place à part revient au prix Nobel Svante Pääbo, que l'on nomme à juste titre le fondateur de la paléogénétique moderne.

Pääbo avait jadis isolé de l'ADN à partir du tissu cartilagineux d'une momie, matériau qui paraissait alors le mieux conservé. Mais il découvrit par la suite de sérieuses erreurs, dues au mélange avec des fragments d'ADN humain moderne, y compris ceux du paléogénéticien lui-même. C'est ainsi que naquirent de nouveaux protocoles de stérilité des conditions de laboratoire pour le travail sur un tel matériau.

La principale difficulté pour obtenir la séquence complète du génome d'un Égyptien de l'Antiquité demeurait l'état de conservation des tissus, surtout dans les conditions du climat égyptien et des procédés de momification : en quelques millénaires, l'ADN se délite en fragments si minuscules qu'il était impossible de les assembler en une chaîne unique, du moins jusqu'à une date récente.

Nature publie [une étude toute récente](https://www.nature.com/articles/s41586-025-09195-5?ref=theparnassian.com) du génome isolé à partir des tissus d'une dent d'un Égyptien âgé, ayant vécu il y a environ 4500 ans, à l'époque où l'on bâtissait les premières pyramides de l'Ancien Empire. Son humble naissance et sa vie modeste ne lui valurent pas les honneurs de la momification, et, enterré dans un récipient de céramique, ses os ont conservé l'ADN le plus intact.