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# L'empereur Alexandre III avait un frère, le grand-duc Vladimir Alexandrovitch, marié à une princesse allemande, Marie Pavlovna de Mecklembourg-Schwerin
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- Published: 2017-05-12T11:59:26.000Z
- Updated: 2026-10-01T06:07:56.000Z
- Author: Alexandr Radayev
- Tags: Aristocratie, Monarchies, Patrimoine, Mœurs, Personnalités

L'empereur Alexandre III avait un frère, le grand-duc Vladimir Alexandrovitch, marié à une princesse allemande, Marie Pavlovna de Mecklembourg-Schwerin. La grande-duchesse était aussi connue sous le nom de Miechen. Quelle mégère elle faisait !

Toute la vie du couple grand-ducal fut marquée par une envie venimeuse à l'égard du monarque ; on sait qu'ils ne cachèrent pas leur joie quand le train de la famille d'Alexandre III fut victime d'un accident. Le ressort principal des intrigues et des commérages de Miechen était le désir de voir ses propres enfants sur le trône de Russie. Elle brûlait de haine aussi pour Nicolas II : c'est Maria Pavlovna qui fut la source première de la rumeur sur les frasques de l'impératrice avec Raspoutine.

Notre vieil ami Skobelev traitait sans détour l'Allemande Miechen d'agent de Bismarck. Nombreux sont les souvenirs où cette médisante d'outre-Rhin met l'empereur et son épouse dans l'embarras en société, en faisant fi de l'étiquette.

Miechen possédait un diadème de brillants, qu'elle réussit à faire passer en Europe après la révolution, où Maria Pavlovna mourut en 1920\. Sa fille finit par vendre le diadème à Mary de Teck, grand-mère d'Élisabeth II, qui porte avec plaisir, aujourd'hui encore, ce que l'on appelle le diadème Vladimir. Autour de cette pièce de la collection personnelle de la reine d'Angleterre circulent force commérages sur la légalité de l'acquisition d'un bien qui pourrait passer pour volé à l'État soviétique, puisque le diadème fut sorti du pays clandestinement après la révolution. Certains estiment que, même dissimulé par la grande-duchesse, le diadème demeurait propriété de l'État.