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# On apprend que les négociations entre des responsables grecs et le British Museum sur la restitution des sculptures du Parthénon, dérobées par les Anglais, progressent : la question du retour en Grèce des « marbres d'Elgin » pourrait connaître une avancée
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- Published: 2022-12-04T07:00:28.000Z
- Updated: 2026-10-01T05:59:46.000Z
- Author: Alexandr Radayev
- Tags: Londres, Musées, Patrimoine, Société

Premièrement, aussi étrange que cela paraisse, après des décennies de revendications de la partie grecque, les sculptures et la frise du Parthénon se trouvent toujours en Angleterre. L'UNESCO proposait dès l'été de régler la question au niveau intergouvernemental, et la Grèce exigeait encore récemment que le retour des sculptures volées soit inscrit dans l'accord commercial entre la Grande-Bretagne et l'UE.

Deuxièmement, le ministre grec Gerapetritis a confirmé que des négociations étaient en cours, et plutôt fructueuses, mais qu'il ne s'agissait encore que de discussions préliminaires. Les Grecs ne sont pas disposés à accepter ces chefs-d'œuvre en simple prêt, s'ils devaient rester formellement propriété britannique ; ils proposent au contraire, en échange de leur restitution définitive, de présenter au British Museum des pièces qui n'ont jamais quitté la Grèce.

Troisièmement, le British Museum, s'il a certes accepté le dialogue, fait savoir qu'il n'entend pas démanteler sa propre grande collection, qui représente l'histoire de l'humanité tout entière. Parmi les contre-arguments avancés figure aussi une loi britannique interdisant l'exportation de chefs-d'œuvre.

Aujourd'hui, la Grèce ne possède pas plus de la moitié des sculptures du Parthénon qui nous sont parvenues ; le reste se trouve au British Museum. Sur les 160 mètres de la frise, 75 mètres sont à Londres. Les sculptures ont été emportées d'Athènes il y a plus de 200 ans par lord Elgin, alors ambassadeur dans l'Empire ottoman. Il comptait orner de marbres de l'Acropole son domaine écossais. Selon sa version, les autorités ottomanes lui avaient donné l'autorisation de rassembler les fragments dispersés sur le site du monument et de les emporter. En réalité, la très grande majorité des sculptures n'a pas été ramassée au sol ni exhumée : elle a été littéralement arrachée aux murs du temple, et les dalles ont été, dans les faits, sciées de façon barbare. En 1816, Elgin, ruiné et rongé par la syphilis, mit aux enchères ses trésors volés, et c'est ainsi qu'ils sont devenus propriété de l'État.

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