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# On admet que les premiers animaux sont apparus à l'Édiacarien, il y a environ 635-539 millions d'années, mais que des millions d'années d'accalmie ont suivi, jusqu'à ce que la diversité explose soudain
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- Published: 2026-06-11T06:04:37.000Z
- Updated: 2026-10-01T05:47:43.000Z
- Author: Alexandr Radayev
- Tags: Science, Paléontologie, Nature

Une étude de Cambridge, publiée dans la revue Nature Ecology and Evolution, tente de répondre à la question : d'où vient cette pause ? Voici la version proposée. Les premiers animaux se reproduisaient de façon asexuée. Ils s'étendaient par stolons, ces rejets rampants que l'on connaît au fraisier moderne, en produisant des copies d'eux-mêmes. Dans les mers édiacariennes, si généreuses, le procédé fonctionnait à merveille. Les voisins, reliés par leurs rejets, partageaient la nourriture au lieu de se concurrencer, et sans concurrence point de raison de changer. Mais lorsque la vie gagna les eaux peu profondes, où tempêtes et écarts de température rendaient la pitance moins copieuse, le stress poussa à la reproduction sexuée, et avec elle à la dispersion au loin, à la concurrence et à un foisonnement de diversité qui prépara l'explosion cambrienne, c'est-à-dire l'apparition brutale de presque tous les types d'animaux il y a environ 540 millions d'années.

L'étude s'appuie sur les données tirées des empreintes du célèbre site de Mistaken Point, à Terre-Neuve.

Naturellement, ce n'est qu'une version parmi d'autres. L'explosion cambrienne s'explique aussi par la hausse du taux d'oxygène (les grands animaux mobiles ont bien besoin de respirer), par l'apparition des prédateurs (la course permanente au « manger ou être mangé » aiguillonne l'évolution), et par la maturation des gènes régulateurs du développement, qui permirent d'assembler de nouveaux plans d'organisation du corps. L'hypothèse de la reproduction sexuée vient s'ajouter à cette liste.