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# Le musée Pouchkine a présenté aujourd'hui sa nouvelle acquisition : une baguette magique de l'Égypte ancienne taillée dans la dent d'un hippopotame mâle
- URL: https://theparnassian.com/fr/pushkinskii-muzei-segodnia-pokazal-novoe-priobretenie-v-kollektsiiu-drevneegipetskii-magicheskii-zhezl-iz-zuba-samtsa-gippopotama/
- Published: 2025-07-07T20:28:05.000Z
- Updated: 2026-10-01T05:51:25.000Z
- Author: Alexandr Radayev
- Tags: Archéologie, Moscou, Musées

La baguette est brisée, si bien qu'il ne lui reste plus de pouvoirs magiques.

C'est le troisième objet de ce genre dans les collections du musée ; les deux autres proviennent de la collection de l'égyptologue russe Vladimir Semionovitch Golenichtchev. Celui-ci, nouvellement acquis, vient de la collection du chirurgien australien Harley Baxter.

La baguette porte des images en relief d'animaux sauvages et de symboles mystiques : un cobra sur un sanctuaire, un disque solaire pourvu de jambes, un babouin en posture de prière, un taureau sacré portant un disque solaire entre les cornes, un lion sur le toit d'un temple, un singe, le nœud sa et le disque solaire kheru, une tige à bouton de lotus, une grenouille, l'œil oudjat.

Peu de baguettes magiques se sont conservées dans le monde, bien que, dans l'Égypte ancienne, ce fût un attribut assez répandu de l'art de guérir : au moyen de la baguette, on chassait le mal du corps et l'on traçait une ligne protectrice autour du lit ou de la demeure. Beaucoup de ces baguettes étaient justement faites dans des canines d'hippopotame, les animaux les plus dangereux de la vallée du Nil.

> La plupart des baguettes proviennent de tombes de dignitaires. Ainsi, dans une sépulture anonyme découverte lors des fouilles du temple funéraire de Ramsès II sur la rive occidentale du Nil, à Thèbes (l'actuelle Louxor), le mobilier funéraire comprenait un coffret de bois. Il renfermait des rouleaux de papyrus portant des textes magiques et médicaux, des statuettes de femmes en bois, des modèles d'offrandes alimentaires, des figurines de cire, un cobra-uræus de bronze et quatre baguettes magiques en os. Tous ces objets servaient vraisemblablement lors de la récitation des formules par un prêtre, un magicien ou un guérisseur (en égyptien, saou).

> On rencontre parfois sur les baguettes l'inscription sa kheru, « protection du jour », c'est-à-dire protection pour la journée entière. Ce nom reflète la fonction de ces objets apotropaïques, destinés à préserver des dangers visibles et invisibles, en premier lieu des morsures d'animaux venimeux pendant le sommeil.

Les baguettes servaient à tracer un cercle magique, et leurs extrémités arrondies finissaient par s'user. Pour écarter les mauvais esprits qui hantent la « zone crépusculaire » et protéger de la maladie et de la mort subite, on pouvait placer les baguettes sur le lit ou à côté. Les plus vulnérables à cet égard étaient les grands malades, les femmes enceintes et les parturientes, ainsi que les enfants, surtout les nouveau-nés. Dans les tombes, les baguettes assuraient une « zone de sécurité » au défunt  
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