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# Portrait d'Alexis Arkadievitch Stolypine (Mongo) en costume kurde
- URL: https://theparnassian.com/fr/portret-alekseia-arkadevicha-stolypina-mongo-v-kostiume-kurda/
- Published: 2026-02-20T15:40:24.000Z
- Updated: 2026-10-01T05:48:48.000Z
- Author: Alexandr Radayev
- Tags: Archives, Orient, Art, Livres, Mœurs, Personnalités, Saint-Pétersbourg

Aquarelle de Mikhaïl Iourievitch Lermontov, 1841

Alexis Stolypine était l'oncle à la mode de Bretagne et l'ami intime de Mikhaïl Lermontov. Alexis était le fils d'Arkadi Alexeïevitch Stolypine, procureur en chef du Sénat, lequel était le frère de la grand-mère de Lermontov. Au sortir de l'école des porte-enseignes de la Garde et des junkers de cavalerie, Alexis Stolypine fut nommé au régiment de hussards de la Garde, où il servit en compagnie de Lermontov.

> C'était un beau garçon accompli. Il était tout aussi bien dans le dolman crânement porté du hussard que sous le kivère en peau d'agneau du dragon de Nijni-Novgorod, et enfin dans la tenue d'un lion de la mode, mais au meilleur sens du terme... Stolypine montait à cheval à merveille, tirait fort bien au pistolet et était un officier d'une bravoure exemplaire.

Lors du duel entre Lermontov et Barante, en 1840, il fut l'un des témoins.

En 1843 parut dans le journal Démocratie pacifique une traduction d'« Un héros de notre temps », due à Stolypine. Ce fut la première traduction de la prose de Lermontov en français.

Le surnom de Mongo, Stolypine le dut précisément à Lermontov, en l'honneur du célèbre explorateur écossais de l'Afrique, Mungo Park. Viskovatov raconte que Lermontov « tomba sur un ouvrage en français, posé sur la table de Stolypine, « Voyage de Mongo-Park ». Lermontov s'empara des deux premières syllabes. C'est sous les traits de Mongo que Lermontov fit le portrait de son ami dans le poème du même nom, écrit en 1836, qui connut un grand succès auprès de la jeunesse et dans le héros duquel Stolypine fut reconnu sur-le-champ.

L'histoire qui a inspiré l'intrigue du poème est la suivante :

> Lorsque les amis, sur le chemin du retour, venaient de s'engager sur la route de Peterhof, on vit au loin le grand-duc Michel Pavlovitch qui revenait de Peterhof à Saint-Pétersbourg dans une calèche à quatre chevaux. Aller à sa rencontre aurait signifié écoper de la salle de police, puisqu'ils avaient quitté le régiment sans permission. Sans réfléchir longtemps, ils firent demi-tour et galopèrent sur la route de Saint-Pétersbourg, devant le grand-duc. Si beaux que fussent les quatre chevaux grand-ducaux, les amis les distancèrent et, bifurquant aux abords de Saint-Pétersbourg, regagnèrent leur régiment au petit matin sans encombre. Le grand-duc ne les reconnut pas : il avait seulement vu deux hussards filer devant lui, mais qui étaient ces hussards, il n'avait pu le distinguer ; aussi, arrivé à Saint-Pétersbourg, envoya-t-il demander au colonel du régiment si tous les officiers étaient à l'exercice. « Tous », répondit le général Khomoutov, et de fait ils y étaient tous, car les amis s'étaient rendus à l'exercice directement depuis la route. L'orage était passé, grâce à la fougue des coursiers hussards.